La Bibliothèque panafricaine de Dschang: Une compétition de lecture couplée à une séance de débat panafricain.

La Bibliothèque panafricaine de Dschang:

Une compétition de lecture couplée à une séance de débat panafricain.

 

Lors d’une séance de débat panafricain organisée par la bibliothèque panafricaine sis au lac municipal de Dschang, ce lundi 23 décembre 2019, les élèves et étudiants appartenant aux différents clubs panafricains de la ville partagent les fruits de leurs lectures.

 

 

Ce lundi 23 décembre 2019, est une journée éclairée dans la ville de Dschang, il est 10heures. Le cri des hirondelles qui survolent les eaux du lac municipal de Dschang  épouse parfaitement le beau temps qu’il fait dans la ville. L’air est sec. La salle de lecture de la bibliothèque panafricaine de Dschang a changé de décor. Elle est parée aux couleurs de la conférence qui s’y prépare. De l’extérieur on peut observer des chaises qui bondent toute la salle qui est pleine à craquer, cela montre avec quel engouement la jeunesse porte à cœur les questions de souveraineté de l’Afrique.

 

 

Présidée par le président continental de la Jeunesse Panafricaine en la personne de Linus FOGAP, cette “mini conférence” qui a débuté à 10H30 ne va se terminer qu’autours de 13H avec une photo de famille devant le siège de la JEPA( Jeunesse Panafricaine) sis au lac municipal de Dschang.

 

 

La “mini conférence” donnée par des camarades panafricanistes hors paires aura été très enrichissante. Galanterie oblige, la parole est donnée tout d’abord à la dame du panel : Kelly YEMDJI, étudiante, mais aussi écrivaine. Pendant près de 7 minutes, cette combattante pour les droits de la femme nous offre dans un style digeste, une balade dans les lignes d’un discours prononcé par Thomas Noel Isidore Ouédraogo SANKARA lors de la journée internationale de la femme, le 08 Mars 1987.  Nous en retenons  que l’homme de la révolution burkinabé du 04 Août, le capitaine, fut le premier président africain à interdire les pratiques malsaines contre la femme. 

 

 

Ensuite suivra l’intervention du camarade SOBZÉ. Il est 10H40, la voix grave, le regard serein, la gestuelle épouse parfaitement les  dire de ce maître des littératures francophones. Il nous balade dans trois romans : Mont plaisant ; le vieux nègre et la médaille et le monde s’effondre. Pourquoi avoir choisi ceux-là particulièrement et pas d’autres ? La réponse à cette question est plutôt révélatrice : ce sont des auteurs qui font dans l’Excavation des de la mémoire, qui proposent l’oralité comme mode de transmission du savoir africain. Pendant près de 40minutes, nous aurons droit à des éclaircissements de ces œuvres par ce camarade qui insiste sur sa conclusion tirée d’une saison blanche et sèche à la page 365 : « même si vous savez un combat vein, dénoncez pour freiner l’avancée ».

 

 

Le président du mouvement JEPA qui s’est fait modérateur pour la séance, fait un brillant résumé des deux présentations avant d’introduire les réactions de l’assistance qui semble très enthousiasmée aux sorties de cette conférence. Des encouragements s’en suivent, chacun des participants reçoit une enveloppe en guise d’encouragements pour leur participation. Interrogé à la fin, Linus FOGAP qui a impulsé ce projet tient à nous rappeler que ces activités s’inscrivent dans le cadre des débats panafricains organisés par la JEPA (Jeunesse Panafricaine), une ONG qui œuvre au quotidien pour un éveil des consciences en vue d’impulser une véritable souveraineté de l’Afrique à travers des échanges qui édifient les jeunes, ceux-là qui seront les futurs leaders Africains de demain. Comme Sékou TOURE disait : « il n’y a pas de véritable révolution sans éveil de consciences ». L’objectif et donc de préparer et d’initier les jeunes à  un panafricanisme non pas radical, mais intellectuel qui verra la participation de la jeunesse africaine toute entière, car comme le dis le président de ce mouvement dans son propos conclusif : « si nous voulons être les leaders des hommes nous devons nous cultiver ».  Ceci n’est donc que le commencement d’une grande caravane qui va de l’animation dans les lycées et collèges à l’organisation des débats et des ateliers de lecture.

 

            Impérialisme : à bas

 Néo-colonialisme : à bas

Gloire : Au peuple

Souveraineté : Au peuple

Dignité : Au peuple

La patrie ou la mort : Nous vaincrons (bis)

 

Débat panafricain du lundi 23 décembre 2019, stop et fin, rendez-vous à la prochaine édition.

 

Romel NGOUAJIO, journaliste citoyen.

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