La renaissance de L'Afrique

Notre monde est en pleine mutation : Libéralisme, protectionnisme, impérialisme, multiculturalisme, mondialisation, crise économique, réchauffement climatique, inégalités et pauvreté grandissantes… Ces changements impactent négativement l’Afrique qui semble être le continent qui subit parce que mal préparé et à la traine des innovations technologiques. Il est donc essentiel de trouver et échanger des clefs de compréhension et des moyens d’agir, et ce le plutôt possible.


Devant la situation chaotique où se trouve notre Continent, la JEPA entend opposer un nouveau cadre de coopération entre les Etats africains et qui à terme et après des processus d’intégrations sous-régionales bien menés conduira au Panafricanisme. Etant donné l’idéal de démocratie, de liberté, de progrès et d’épanouissement qu’il porte, le panafricanisme milite pour le recouvrement de l’indépendance et la souveraineté réelles de l’Afrique. Les Africains devraient se mobiliser et refuser d’être à la remorque des théories attardées et dépassées.


Cependant, si nous sommes tous d’accord que le panafricanisme est la solution ultime pour l’Afrique de faire face à ses ennemis, pour y parvenir le chemin est encore très long et parsemé d’embuches vu les égoïsmes de certains dirigeants qui ont fait de leur Etats des royaumes où ils sont traités comme de dieux et n’entendent pas céder à leurs privilèges. Il existe aussi plusieurs autres barrières d’ordre linguistique, culturelle et confessionnelle sur lesquels nous ne nous étendrons pas dans cette brochure.


On ne saurait concevoir la renaissance africaine en dehors de projets politiques qui prônent la souveraineté et la liberté de l’Afrique. Malheureusement, la majorité de nos dirigeants actuels sont disqualifiés pour parler de renaissance. D’après
Aminata Traoré, « La démocratie libérale, telle qu’elle est définie par l’Occident, nous n’en voulons plus. Nous préférons nous poser la question de savoir comment démocratiser autrement, donner un vrai contrôle aux citoyen ». L’esprit de la « démocratie sous l’arbre à palabre » tel que défini par nos ancêtres a été substituée à celle qui accouché des élections truquées par une élite refusant de quitter leur station de pouvoir. Selon Ababacar Fall-Barros, « le panafricanisme ne doit plus être l’affaire d’une élite, mais l’affaire des populations qui produisent la richesse sociale ». En effet quel est cette démocratie qui écarte certains citoyens des décisions politiques et donne la part belle d’autres. Nous ne voulons plus d’une démocratie où une minorité (linguistique ou tribale) impose ses points de vue à une majorité. Nous ne voulons plus d’une démocratie où une majorité est sollicités lors des joutes électorales, enivrés de promesses parfois fallacieuses, payés au prix d’un kilogramme de riz, de viande, de quelques bouteilles de bières et sont aussitôt priés de retourner à leur place, sans pouvoir influer les décisions, par la suite. Toujours selon Ababacar Fall-Barros, « au lieu d’une vraie démocratie participative, on nous propose une démocratie miroir aux alouettes. C’est-à-dire une démocratie tronquée, surveillée par les chars, les bâillonnâtes et des grenades. Face à une démocratie qui marche la tête en bas, nous devrions privilégier cette démocratie ressentie qui a fait ses preuves dans l’Afrique de nos ancêtres à travers le consensus sous l’arbre à palabre... » 

S’inscrivant dans la logique de rupture prônée par la nouvelle génération de jeunes panafricains, le nouveau et valeureux président Ghanéen Nana Akufo-Addo rappelle en substance ce qui suit :


1- Il est temps que les africains cessent de conduire leurs politiques sur la base de ce que
souhaitent l’Union Européenne ou la France.


2- Soixante (60) ans après les indépendances, il est temps que les africains financent eux-mêmes leur éducation et leur santé.


3- Il est urgent de rompre avec la mentalité de l’assistanat et de mendiants éternels.


4- L’énergie de sa jeunesse qu’elle perd dans la quête d’un ailleurs, doit être investie sur le continent, en lui offrant des perspectives réelles.


5- Les gouvernants africains doivent s’astreindre à une gouvernance rigoureuse et faire de la reddition de compte leur cheval de bataille.